Orion 2026 - Débarquement amphibie à Kernevest
Sur la plage de Kernevest, la manoeuvre amphibie prend forme depuis les PHA Mistral et Tonnerre déployés au large. Les rotations d'EDAS et d’EDAR entretiennent le flux de troupes et de matériels, tandis que la tête de pont s’installe
Sécurisation initiale de la plage

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
La plage de Kernevest à l’aube. Au large, les PHA Tonnerre (à gauche) et Mistral (à droite) se tiennent en position

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
Premières mises en oeuvre d'hélicoptères sur le PHA Mistral

(Photo Stéphane GIMARD - HELICOPASSION)
Un NH90 Caïman projette des commandos en avant du dispositif amphibie afin de sécuriser des points clés et couvrir la mise à terre

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
Un militaire de l’Armée de Terre en position sur un point dominant la plage, équipé de lunettes de vision nocturne. Ce type de dispositif laisse supposer une infiltration préalable, probablement menée de nuit, afin d’observer et sécuriser la zone avant l’arrivée des premiers moyens amphibies

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
Approche de fusiliers marins à bord d’embarcations pneumatiques, le PHA Mistral en arrière-plan. Les équipes de reconnaissance s’apprêtent à prendre pied sur la plage.

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
Les embarcations sont hissées vers le haut de la plage afin de dégager la zone de mise à terre et préparer l’arrivée des moyens amphibies

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
Un binôme cynophile est engagé pour renforcer la détection sur le littoral

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
Les éléments de protection se déploient autour de la zone. Le périmètre de sécurité se structure progressivement

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
Depuis la plage, un fusilier marin rend compte par radio au PHA des conditions constatées sur le terrain
Une fois la reconnaissance menée et le périmètre sécurisé, le feu vert est donné : les rotations amphibies peuvent s’engager à pleine cadence.
Débarquement par EDAS et EDAR
Au large, les premiers chalands quittent les radiers des PHA pour rejoindre la plage sécurisée. La phase lourde de la mise à terre commence.
Deux types d’engins amphibies assurent ces rotations : les EDAS, destinés au transport des véhicules lourds et des troupes, et les EDAR, plus rapides, capables d’effectuer des rotations à cadence élevée grâce à leur conception spécifique.
EDAS – Engin de Débarquement Amphibie Standard
L’EDAS est une embarcation monocoque de conception classique, destinée au transport de troupes et de véhicules lourds depuis les PHA vers le rivage. Les porte-hélicoptères amphibies peuvent embarquer jusqu’à quatre EDAS, ou une combinaison de deux EDAS et d’un EDAR selon la configuration retenue.
Successeur des chalands de transport de matériel (CTM), l’EDAS affiche un tonnage d’environ 200 tonnes à pleine charge, contre 150 tonnes pour les CTM. Sa capacité d’emport lui permet notamment de transporter un char Leclerc, le plus lourd blindé de l’Armée de Terre.
Long de 28,5 mètres pour 6,4 mètres de large, il peut atteindre environ 16 noeuds (29 km/h) à vide et 11 noeuds en charge.

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
Accostage d’un EDAS lors d’une rotation depuis les PHA. Les premiers véhicules lourds rejoignent la tête de pont

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
Mise à terre des troupes depuis un EDAS, sous protection du dispositif établi sur la plage

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
Mise à terre des premiers véhicules depuis un EDAS. On aperçoit le treillage métallique déployé en amont par un engin du génie afin de stabiliser le sable et d’éviter l’enlisement des blindés

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
Véhicule de transport de troupes blindé Griffon
Robuste et endurant, l’EDAS constitue le vecteur principal de mise à terre des véhicules lourds.
EDAR - Engin de Débarquement Amphibie Rapide
À ses côtés, l’EDAR apporte la rapidité nécessaire au maintien du tempo amphibie et à l’accélération des rotations.
L’EDAR (Engin de Débarquement Amphibie Rapide) est un catamaran doté d’une plateforme centrale mobile. En navigation, celle-ci est relevée (configuration catamaran) afin d’atteindre une vitesse élevée. Lors des opérations amphibies, elle s’abaisse (configuration chaland) pour permettre la mise à terre des véhicules.
Capable d’emporter jusqu’à 80 tonnes de charge, l’EDAR mesure 30 mètres de long pour 12 mètres de large. Il peut atteindre 30 nœuds (55 km/h) à vide et environ 18 nœuds en charge.
Sa rapidité permet au PHA de rester à distance des côtes tout en conservant un tempo soutenu de rotations vers la plage, en complément des EDAS dédiés aux charges les plus lourdes.

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
Accostage d’un EDAR lors d’une rotation rapide depuis le PHA

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
Déploiement rapide de troupes depuis un EDAR

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
Mise à terre d’un VBL (Véhicule Blindé Léger) depuis un EDAR

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)

(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
Mise à terre d’un AMX10 depuis un EDAR, illustrant la polyvalence du dispositif amphibie
L’association EDAS / EDAR permet d’articuler puissance d’emport et rapidité d’exécution, deux paramètres déterminants dans l’établissement d’une tête de pont.
En six heures, près de 500 militaires et 120 véhicules — dont une quarantaine de blindés — sont débarqués à travers les rotations coordonnées des EDAS et des EDAR, démontrant la capacité de projection amphibie des deux PHA français.
Page mise en ligne le 27 février 2026
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