
(Photo André BOUR - HELICOPASSION)
Appontage d’un NH90 Caïman de l’Armée de Terre sur le PHA Mistral, guidé par un directeur de pont d’envol, vu depuis la tour de contrôle aviation - près de Quiberon lors de l’exercice Orion 2026
L’exercice interarmées Orion 2026 met en oeuvre cette logique d’accélération. Pensé pour préparer un engagement de haute intensité multidomaine, il mobilise l’ensemble des composantes des forces armées françaises — terrestre, aérienne, navale, cyber et spatiale — dans un scénario complexe et évolutif.
Au-delà de la coordination interarmées, l'exercice illustre la capacité de la France à opérer en coalition. Il intègre des partenaires et alliés, simulant un environnement multinational où l’interopérabilité, la rapidité de décision et la complémentarité des moyens deviennent déterminantes.
Dans ce contexte, l’hélicoptère occupe une place singulière : vecteur de manoeuvre, de projection, d’appui-feu et d’évacuation, il agit comme un multiplicateur d’effet entre les différents milieux. Plus qu’un simple moyen aérien, il est le moteur du tempo opérationnel. Par ses rotations successives, il entretient la pression, multiplie les points d’engagement et maintient l’initiative.
Au premier semestre 2026, ce dispositif prend corps : 12 500 militaires participent à cet entraînement de grande ampleur. À la demande d’un pays allié, la France prend la tête d’une coalition chargée de libérer le territoire occupé, illustrant sa capacité à « entrer en premier » et à conduire une opération multinationale intégrée à un dispositif OTAN.
Après une phase de planification, la phase 2 (février 2026) vise à acquérir la supériorité aérienne, projeter hommes et matériels sur la façade atlantique, établir une tête de pont et reprendre des aéroports. En avril 2026, l’offensive terrestre se poursuit vers l’est du territoire.
Le 14 février 2026, Helicopassion embarque à bord du PHA Mistral, positionné au large, pour suivre les différentes étapes d’un débarquement moderne sur la plage de Kernevest, en baie de Quiberon.
Le 19 février 2026, Helicopassion assiste à la reprise de l’aéroport de Saint-Nazaire – Montoir, avant de monter à bord du PHA Tonnerre, qui abrite le centre de commandement des opérations.
Les pages qui suivent détaillent les capacités de ces bâtiments amphibies, la noria des hélicoptères de l’Armée de Terre sur le pont d’envol, les séquences d’un débarquement contemporain et la prise d’une infrastructure aéroportuaire.
Dans un contexte international marqué par les tensions, l’affirmation d’une capacité crédible d’engagement et de projection constitue autant un signal stratégique qu’un entraînement opérationnel.
Nous remercions tout particulièrement le Centre Opérationnel Communication d’Orion 26, et notamment le Lieutenant Patrick, ainsi que l’ensemble des militaires rencontrés lors du débarquement à Quiberon et de l’assaut héliporté à Saint-Nazaire, à bord des PHA Mistral et Tonnerre, pour leur disponibilité, leur professionnalisme et leur accueil chaleureux.
(Photo HELICOPASSION)
(Photo HELICOPASSION)
Les photographes d'Helicopassion en tenue de sécurité sur le pont d'envol du PHA Mistral (André Bour à gauche, Stéphane Gimard à droite)