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REGA - LES NUITS BLANCHE DE LA REGA : LES EQUIPAGES MOBILISABLES 24 HEURES SUR 24
À la Rega, il arrive parfois que les journées de travail se prolongent tard dans la nuit. En effet, les équipes de sauvetage doivent se tenir prêtes à partir en mission 24h/24 : la nuit aussi, elles apportent une assistance médicale sur des lieux d’accidents ou effectuent des transferts de patients d’un hôpital régional vers un hôpital central. Souper à la base Rega de Dübendorf, près de Zurich : l’équipe de piquet, composée d’un pilote, d’un sauveteur professionnel et d’un médecin, veille à manger une nourriture saine et variée. « Cela nous aide à rester en forme physiquement et mentalement pour accomplir nos missions, de jour comme de nuit », explique le pilote Beat Marti. Tout en mangeant, l’équipe passe en revue les heures qui se sont écoulées depuis la prise de service le matin. Trois interventions d’urgence, plus un transfert interhospitalier, une journée bien remplie est sur le point de s’achever. Mais tandis que d’autres profitent de leur soirée, les équipiers, sitôt sortis de table, entament les préparatifs pour être prêts à intervenir de nuit. Le sauveteur professionnel Matthias Büeler remise l’hélicoptère dans le hangar, le pilote Beat Marti vérifie la propreté des vitres et le bon fonctionnement des différentes sources lumineuses. Il lui faut remplacer une lampe halogène. « Pour éclairer un terrain d’atterrissage la nuit, nous avons besoin de tous les projecteurs disponibles », explique-t-il. De bonnes conditions de vol pour la nuit à venir Les trois équipiers discutent de la météo prévue pour la nuit. En dépit de quelques averses, les conditions semblent bonnes. Le répit de l’équipage est de courte durée. Vers 21h30, la centrale d’intervention de la Rega contacte la base zurichoise pour lui signaler un grave accident de la route à la frontière des cantons de Saint-Gall et Zurich. Une collision frontale entre deux voitures à Diemberg (SG) a fait plusieurs blessés, dont un incarcéré. Les pompiers sont donc aussi sur les lieux, en plus de la police et des ambulances. Grâce à la préparation rigoureuse des opérations de nuit, les jumelles de vision nocturne (JVN) se trouvent à portée de main. Peu de temps après l’alerte, l’hélicoptère de sauvetage est sorti du hangar et ses turbines lancées. C’est parti pour un vol de nuit : le pilote se dirige d’abord vers l’est, car pour l’heure il ne connaît pas encore la destination exacte. Quelques instants plus tard, la centrale de la Rega communique à l’équipage les coordonnées exactes du lieu d’intervention ; le sauveteur professionnel entre ces données dans le système de navigation. Le pilote demande l’autorisation de décoller au Service de la sécurité aérienne de l’aéroport de Zurich-Kloten, puis le sauveteur établit une liaison radio avec la police sur le lieu de l’accident. Celle-ci a déjà repéré un terrain d’atterrissage et avertit l’équipage de la présence d’une ligne à haute tension. La lumière bleutée des gyrophares sur le lieu de l’accident se voit de loin à travers les JVN.
Un blessé grave est toujours bloqué à l’intérieur de son véhicule Un policier muni d’une veste fluorescente et de bâtons lumineux guide l’hélicoptère vers un pré situé juste à côté du lieu de l’accident. Grâce aux JVN, Beat Marti peut identifier des éléments importants entourant le terrain d’atterrissage, tels que les lignes téléphoniques et les arbres, et déterminer sa trajectoire d’approche. Après un rapide briefing de l’équipage, il amorce l’atterrissage en s’aidant de tous les projecteurs de l’hélicoptère. Le médecin urgentiste descend en premier de la machine qui vient de se poser. Pour le Dr Alain Richard, il s’agit en priorité d’avoir une vue d’ensemble du lieu de l’accident et des patients à prendre en charge – tâche qui est loin d’être simple. Son confrère des services de sauvetage au sol le dirige vers le patient le plus gravement atteint. Ce dernier est toujours prisonnier dans l’habitacle de son véhicule. Dans cette situa - tion critique et le bruit des cisailles – les pompiers sont en train de découper la tôle pour dégager le blessé avec le plus de précaution possible – il s’avère particulièrement difficile de poser une perfusion. « Il n’est pas facile de travailler dans de telles conditions », témoigne Alain Richard. Outre les mesures assurant le maintien des fonctions vitales, il faut prodiguer d’autres soins d’urgence au patient couvert de sang. Souffrant de lésions graves, ce dernier devra être immédiatement intubé et mis sous respiration artificielle une fois désincarcéré. Les projecteurs des pompiers éclairent d’une lumière blafarde la scène de l’accident Cette mission de nuit menée par les hommes de la Rega ne se distingue pas vraiment d’une intervention de jour, car les puissants projecteurs des pompiers éclairent d’une lumière crue la scène de l’accident. Mais une fois de plus, la Rega a respecté son engagement : apporter, dans les meilleurs délais, une assistance médicale sur le lieu d’un accident. Il faut ensuite décider où transporter le patient. En raison de la gravité de ses blessures, il doit être absolument être admis dans un centre hospitalier, en l’occurrence l’Hôpital universitaire de Zurich. L’hélico repart dans la nuit noire : le vol vers Zurich se déroule sans problème. Activées par radio par l’équipage, les lumières de l’aire d’atterrissage située sur le toit de l’hôpital se distinguent clairement au loin. Au sol, tout se passe comme sur des roulettes : à l’hôpital, une équipe médicale attend déjà le patient dans la salle de déchocage. Après la remise du patient au personnel hospitalier, la mission de l’équipe Rega est accomplie : l’hélico repart dans la nuit, cette fois pour regagner sa base. À l’arrivée, les équipiers doivent encore ravitailler l’appareil en carburant, remettre en état le matériel utilisé et rédiger leurs rapports d’intervention avant de pouvoir enfin rejoindre leurs lits. Il leur faut reprendre des forces au plus vite avant la prochaine mission.
Réduire les émissions sonores Les missions nocturnes occasionnent bien sûr des nuisances sonores tirant bien des gens de leur sommeil. Toutefois, la population helvétique fait preuve d’une grande compréhension à l’égard de ces opérations, qui permettent souvent de sauver des vies. L’hélicoptère de sauvetage est bruyant, et le bruit porte toujours plus la nuit. C’est pourquoi les pilotes de la Rega volent à une altitude aussi élevée que possible et réduisent leur vitesse de vol au-dessus des zones habitées. Les missions de nuit se préparent le jour… Afin d’être pleinement opérationnels de jour comme de nuit, les équipages de la Rega veillent aux points suivants :
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