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Les hélicoptères civils à l'honneur, un pilotage sportif de précision, des photos en situation et sans barrière. Laissez-vous séduire par les 12 équipages présentés sur ces pages

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Passage d'une porte avec un seau d'eau tenu par une corde par l'équipier, lors de l'épreuve du slalom

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Dépose du seau sur une cible en fin de parcours

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Mesure de la distance par rapport au centre de la cible

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Mesure de la hauteur d'eau restante

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La Fédération Française de Giravation présentait pour la première fois son hélicoptère en kit KOMPRESS

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(Photo Gabrielle BOUR)
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L'hélicoptère sportif, un sport en pleine "ascension"
Si dans d'autres pays, ces compétitions sont connues, réputées et valorisantes, l'hélicoptère sportif reste un des enfants pauvres du sport hexagonal. En quoi consiste ce très délicat et très spectaculaire sport mécanique ?
La symbolique de l'hélicoptère sauveteur
La compétition est divisée en 5 épreuves qui sont le reflet des missions pacifiques et civiles de l'hélicoptère. Il s'agit de simuler des recherches, des déposes et des largages de charge avec le maximum de rapidité et de précision.
NAVIGATION
L’épreuve de navigation est représentative de l’assistance humanitaire que peut apporter l’hélicoptère à des populations victimes d'une catastrophe naturelle. Au fil d’un parcours de 100 km, chaque équipage doit retrouver des panneaux (qui figurent des groupes de personnes disséminées à la suite d'un cataclysme) cachés dans la campagne, larguer des sacs (symbolisant vivres et médicaments) sur des cibles. Au terme du parcours, il faut déposer sous élingue une charge légère dans une ouverture percée dans un plan incliné. Tout cela dans un temps limité à respecter.
CARRE
Cette épreuve fait décrire aux machines un carré (d'où son nom) de 200 mètres de périmètre. Tout au long de ce parcours, l’hélicoptère doit voler à une hauteur rigoureusement comprise entre 2 et 3 mètres, mesurée grâce à deux cordes lestées fixées aux patins. La plus longue doit toujours être en contact avec le sol alors que la plus courte ne doit jamais le toucher et rester strictement à la verticale d’un couloir tracé au sol, d’un mètre de largeur. Le nez de la machine pointe toujours dans la même direction. Aussi se déplace-t-elle d’abord en avançant, ensuite en latéral, puis en marche arrière et à nouveau en latéral mais dans l’autre sens. A deux des angles du carré, l'hélicoptère doit faire une rotation sur place dans un temps minimum, le premier dans un sens, le deuxième dans le sens contraire. Pour terminer la machine doit parcourir une diagonale qui s’achève par un atterrissage de précision.
FENDER
Cette épreuve de dépose rapide de charge est appelée "fender" en raison du nom anglais des pare battages utilisés (sortes de boudins qui dans les ports évitent aux bateaux de se heurter les uns contre les autres). Il s'agit de transporter et de déposer 3 fender de 10 kg dans des conteneurs de diamètre à peine supérieur au leur. Chaque fender est suspendu à des élingues de longueur différente (4, 6 ou 8 mètres) que les copilotes doivent larguer, sans toucher le bord extérieur des conteneurs.
SLALOM
Il s’agit de faire franchir, le plus rapidement possible, 12 portes à un seau rempli d’eau, tenu et guidé par le copilote au bout d’une élingue de cinq mètres. La perte d’eau est d’autant plus faible que le vol est précis et stable. A l’issue du parcours, l'élingue est rallongée à 11 mètres et le seau doit être délicatement déposé sur une table. On mesure la distance entre le seau et le centre de la table, ainsi que la quantité d'eau restante.
FREESTYLE
Le freestyle ou "figures libres" permet au pilote pendant quatre minutes et dans un volume de 500 mètres de côté et 150 mètres de haut d’exécuter toutes les manoeuvres de son choix. Alors que dans les épreuves précédentes le rôle du copilote est fondamental, tour à tour navigateur, porteur de charges, largueur, il serait ici, au contraire, une surcharge. Le pilote est donc seul à bord. Son unique préoccupation, outre l'évidente sécurité qui régit toutes les activités aéronautiques, est de montrer l'hélicoptère sous son plus beau jour, celui de l'extrême maniabilité qui lui permet les arabesques les plus rares. Ce ne sont pas les limites du domaine de vol qu'il met en avant comme le font les pilotes au Salon du Bourget mais la finesse du vol des voilures tournantes. L'épreuve très spectaculaire, n'entre pas dans le classement.
Si vous souhaitez avoir plus de précisions sur le règlement et le classement, nous vous invitons à suivre le lien vers le site de la Fédération Française de Giravation www.helico.org. |