![]() |
|
| Evénements | Expériences | Documentation | Divertissements | Services |
|
QUESTIONS 11 A 20
[GH] Ne pas arriver en touriste lors des sélections : connaître un minimum l'environnement du métier pour lequel on vient. A ce titre la consultation d'Helico Passion nous paraît tout à fait indiquée ! [NDLR : merci du clin d'oeil] Pour le reste les tests ne demandent aucune préparation particulière. L'idéal c'est d'être soi-même, d'arriver normalement frais et dispo et de faire de son mieux pendant les épreuves. C'est du bon sens mais c'est encore ce qui paye le mieux [SK] Les tests de la sélection ALAT (comme tous les tests de sélections de pilote dans les armées) sont basés sur la dissociation de l'attention, la mémoire, la connaissance de l'aéronautique et de l'hélicoptère (mécanique du vol). [JL] Attention, le but du CSO était d'évaluer et d'orienter les futurs appelés... Le niveau et les choses demandés y sont différents (par rapport aux sélections Marine). Au sujet des sélections Marine, on réclame une petite culture générale aéronautique, mais rien de spécifique hélico !! [WV] Les test psy n'en sont pas vraiment c'est des tests de stomatisation (Aimes-tu ta mère... etc). Le test d'anglais est le plus sélectif avec le test de coordination des mouvements. Entraine toi sur des simulateurs... Mécanique hélico : 20 questions pas très dures sur des questions de physiques (notions tres simples d'aérodynamique) ou questions types : Qu'est ce que l'extrado (dessus d'une pale ou d'une aile, une des questions les plus dures de ce test !!!). Le bac est largement suffisant pour s'en sortir et si l'on s'intéresse un peu à l'hélico : pas de problème :) [CW] Les tests ne servent pas à déceler le niveau de pilotage présent mais simplement de détecter les qualités nécessaires à l'exécution de ce métier. La motivation est la première des qualités et aucune préparation n'est nécessaire. Il ne faut pas s'inventer des motivations ou essayer de brouiller les pistes en annonçant des heures de vol, ou une culture livresque du sujet. Un vrai passionné saura faire passer le message sans artifice, ne pas oublier le critère militaire sans pour autant passer pour un "rambo". La décontraction, le sérieux, le bon sens, et une bonne dissociation de l'attention sont des qualités fondamentales [GB] Toujours en 1987, les tests comprenaient une partie psychotechnique assez importante, à laquelle on ne peut pas vraiment se préparer, à mon avis, sinon en "s'autotestant" à l'aide de bouquins du commerce consacrés au sujet. Il y a aussi un test de "mania" qui consiste à piloter une sorte de simulateur en subissant des stimuli extérieurs, suites de nombres à retenir, figures géométriques à reconnaitre, etc... Quant à l'entretien avec le psychologue, tous ceux qui ont subit ça savent qu'on en sort en étant persuadé qu'on n'est pas normal ! Je pense que le plus important est d'être naturel, le mensonge se repère très vite ! Il n'est pas nécessaire d'avoir des connaissances en mécanique hélico ni en quoi que ce soit d'aéronautique d'ailleurs. Bien sûr ça peut être un plus lors des entretiens pour asseoir une motivation, mais il ne faut jamais perdre de vue que l'armée demande des pilotes certes, mais surtout des MILITAIRES ! Alors le Top-Gun d'aéroclub ou le gars qui ne pense qu'à voler risque de présenter une image négative. Il faut savoir doser le mélange entre la motivation aéronautique et la motivation militaire. Je pense qu'une proportion de 25%-75% est assez bonne... [JMI] A Vincennes, c'est surtout des test psycho-techniques, mémoires, synchronisation entre les membres (bras et jambe), représentation dans l'espace. Je ne me souviens pas avoir eu des questions sur la mécanique hélico, ce qui est important, c'est la dissociation de l'attention, c.a.d. l'aptitude à surveiller plusieurs choses dans le même instant. Pour celà il faut être bien reposé et s'organiser un circuit visuel dans le simulateur (petit appareil de torture sympa qui est sensé représenter les difficultés de coordination que demande l'hélico)
[WV] Aux éditions CHIRON il existe 2 ouvrages : "L'hélicoptère théorie et pratique" et "Pilotage de l'hélicoptère" ce sont des ouvrages complets mais il faut avoir des notions de maths !
[WV] Je ne crois pas qu'il y en ait des réalistes dans le sens où le modèle de vol d'un hélicoptère est très complexe et puis il faudrait avoir les commandes similaires à celles d'un helico ! Néanmoins Flight simulator "ressemble" au pilotage d'un hélico.
[WV] Le vol stationnaire n'est pas facile car il n'y a pas beaucoup de reférence exterieur dans FS. On y arrive bien en vue extérieure (style avion poursuite !) [NF] Le maintien du stationnaire en hélicoptère impose d’avoir des repères dans différents plans ce qui n’est actuellement pas envisageable sur les logiciels de simulation.
[WV] Les gens qui réussissent les tests les trouvent faciles et les autres non... En fait, ils sont pas très durs mais seuls les "meilleurs" restent :-) [ZD] De la motivation et du travail... et un peu de chance. Ce n'est pas impossible, loin de là. Il faut rentrer dans un cadre précis comme dans d'autres métiers où la sélection est parfois plus difficile
[WV] Oui sauf l'école pour devenir sous off ou off ! [NF] Vous devez vous renseigner dans votre bureau militaire, la réponse est oui.
[JL] En 2001-2002, sont passés à Dax 14 EOPANS et 6 "bordaches" (élèves issus de l'Ecole Navale). Nos collègues ALAT arrivent par promos de 15 à 20 environ. [GH] Dans l'ALAT : 30 à 45 places par an pour les sous-officiers. 2 à 6 places par an pour les officiers sous contrat (recrutement BAC +2 / BAC +3) [WV] ALAT : plus de recrutements que de gens qui réussissent les tests et la formation. La gendarmerie : le recrutement est très faible (ils prennent dans l'ALAT). Sécurité Civile : il faut déjà être pilote avec beaucoup d'heures (genre 3000 heures = généralement des anciens ALAT). Marine et Armée de l'air : c'est les "déchets" des stages pilote d'avions qui deviennent hélico... (désolé mais c'est vrai... enfin de moins en moins) [Voir réaction de JL en fin de page] [CW] Pour la Gendarmerie actuellement 2 pilotes. Ce chiffre devrait être plus important dans le futur avec l'arrivée de l'EC 145. Ces pilotes sont recrutés parmi les gendarmes en activité ou en école pour les recrutements issus de l'ALAT. [SK] Gendarmerie : une à deux places par an [AD] Pour la Sécurité Civile certaines année 0 d'autres 6. Le tout est en fonction des départs et d'éventuelles ouvertures de bases. Mais de toute façon uniquement des pilotes avec de l'expérience aéronautique.
[GH] En tant que terrien je réponds sans hésiter : ça dépend L'utilisation de l'hélicoptère n'est pas la même dans chacune des armées et le choix dépend un peu des goûts et des couleurs :
En bref les armées sont plus complémentaires que concurrentes et se spécialisent sur des missions différentes (dont je n'ai donné qu'un aperçu caricatural). L'idéal est de confronter l'expérience de gens du métier (toujours plus parlante que les documents publicitaires) et de voir à la place de qui, terrien, marin ou aviateur on aimerait finalement se trouver. Je suis prêt à développer plus longuement pour ma partie. Pour les autres armées je ne connais pas assez la question mais j'imagine qu'il ne doit pas manquer d'aviateurs et de marins prêts à témoigner.
[JL] Dans l'ALAT, il y a plus de place, dans l'Armée de l'air et la Marine on est officier. Sachant que l'Armée de l'air en recrute très peu, et que je suis marin, je ne serais pas objectif !!! Ceci est un long débat, il y a du pour et du contre partout, cela dépend aussi de ce que l'on souhaite faire (la guerre !!, du sauvetage, du transport de généraux, de la lutte anti navire ou sous marine, de l'outre mer à gogo...) [WV] Je suis dans l'ALAT donc j'aurai tendance à "prêcher pour ma paroisse". Marine et Air, il faut être officier, pas dans l'ALAT. Après selon ce que l'on veux faire en helico. Armée de l'Air : transport de VIP et RESCO pour les plus chanceux. Marine : PEDRO sur Dauphin (Statio à côté du bateau en alerte sauvetage) ou lutte anti sous marine (succession de statio...). ALAT : pilotage de combat (Gazelle,Tigre :-)) transport VIP, dépose de commando, hélitreuillage, grappe pour les Puma et Cougar. [CW] La Gendarmerie ! C'est celle qui offre au niveau du pilotage la plus grande diversité de missions, une carrière complète de pilote jusqu'à 55 ans, la possibilité d'être totalement autonome au niveau de la gestion de la mission et enfin la chance de faire des secours et des missions de police (soit un travail concret et la sensation de l'utilité au service du public). [SK] Pour être pilote d'hélicoptère, sans hésiter l'ALAT. Viennent ensuite la Marine, qui présente quand même de belles missions hélicos et ensuite l'Armée de l'Air pour qui les hélicos sont souvent d'anciens élèves pilotes de chasse ou de transport pour qui la formation n'a pas marché et sont donc reclassés en hélicos [Voir la réaction de JL ci-dessous]. [JMI] Tout dépend de ce que l'on veut faire. Pour les missions de guerre c'est l'ALAT, pour les missions de surveillance en mer c'est la Marine et pour être sûr d'être officier c'est l'Armée de l'air. Les missions de l'Armée de l'air sont très sympas aussi ... [AD] En fonction de la sensibilité personnelle. Je ne me serais pas présenté pour la Marine, je n'aime pas les bateaux ! Dans l'Armée de l'Air les hélicos sont les dernières roues du carosse ! [GB] Eternelle question, à laquelle on ne peux pas vraiment donner de réponse... Chaque armée a sa spécificité dans des missions très différentes. J'ai passé de belles années dans l'ALAT mais j'aurais peut être été mieux ailleurs... Pas chez les marins car je n'aime pas l'eau ! L'Armée de l'air a une réputation plus "cool", due au fait sans doute que tous les pilotes sont officiers, la hiérarchie est donc moins pesante que dans l'ALAT où la plupart des pilotes sont sous-officiers. De plus, dans l'Armée de l'air un pilote est un pilote, c'est à dire qu'il ne fait que du travail aéro, ce qui n'est pas le cas dans l'ALAT où au sol le pilote a un deuxième métier, souvent loin de l'aéro (responsable du parc véhicules, par exemple, ou des masques à gaz !). La paye est aussi différente puisqu'elle dépend du grade. Un plus pour l'ALAT : un sous-officier sera pilote et volera pendant toute sa carrière, ce qui n'est pas le cas pour les officiers qui, lorsqu'ils passent Commandant, deviennent des "pilotes de bureau". On leur assure seulement 40 heures de vol par an, quota nécessaire pour conserver la "solde à l'air" (voir ci-dessous). C'est pareil pour les autres armées, les officiers ne volent vraiment qu'au début de la carrière, soit environ 5 ou 6 ans, et deviennent ensuite des "chefs", donc des donneurs d'ordres... au sol ! [Réaction de JL] Ceci est partiellement vrai pour la Marine et l'Armée de l'Air : il faut différencier 2 sortes d'officiers : ceux issus des grandes écoles (Ecole Navale, Ecole de l'Air) qui eux voleront peu, effectivement, et les OSC : issus des recrutements EOPN et EOPAN. Nous sommes appelés à voler tout au long de notre carrière, et ne sommes pas soumis à obtenir un commandement. Nos filières ont été créées avec la disparition des sous off pilotes ; donc, on pilote... et on ne sait faire que ça ou presque (quelques tâches annexes bien sûr mais pas du même acabit que nos amis de l'ALAT). [Réaction de JL] : Concernant les choix des filières, un des pilotes affirme que l'ordre de choix est chasse-transport-hélico, et que cela est effectué dans l'ordre de classement. A croire qu'il n'y a dans l'Armée de l'Air et l'Aéronavale que des "cul de promo" aux commandes des machines qui font les ponts aériens sur Sarajevo (sous le feu ennemi) et le service public sur le rail d'Ouessant, pendant les tempêtes !!! Soyons sérieux... Je rejette avec virulence le terme de "déchets" des stages avion, tenu par un autre pilote. Pour preuve, dans ma promo Armée de l'Air, le major Armée de l'Air est aujourd'hui dans le transport et le major Marine est à Dax ainsi que 75% des élèves marins, fanas hélico eux aussi dès la première heure. Désolé pour ce "coup de gueule" mon honneur et celui de mes amis allait en prendre un sacré coup !! (je suppose que les pilotes ALAT ont tenu ces propos, eux aussi tenaillés par le feu de la passion...)
[NF] Dans la Marine : diversité des machines, avec la perspective NH90 ; diversité des missions (lutte anti sous-marine, lutte anti-navire...) ; spécificité de l’appontage et des opérations maritimes ; statut d’officier pilote permettant d’accéder à un niveau de responsabilité supérieur [GB] Dans l'ALAT, sans conteste le pilotage tel qu'il y est pratiqué. En effet, c'est du pilotage de combat donc il se rapproche plus de celui d'un pilote de chasse (toutes proportions gardées bien sûr) que de celui d'un pilote hélico de l'Armée de l'air qui ne fait pratiquement que de la liaison. En clair, si on s'intéresse vraiment à ce côté du métier, c'est à dire à l'aspect tactique de l'emploi d'un hélico, ça peut être passionant. En tout état de cause le pilotage dans l'ALAT n'est jamais ennuyeux.
[NF] Les candidats passent au travers des sélections en vol (environ 12 hdv), pas de quota pour la Marine : les statistiques de long terme montrent que le pourcentage de réussite est de l’ordre de 60%. Les candidats sélectionnés effectuent ensuite des vols de POF (Pré-Orientation par Filières), soit environ 15 hdv sur CAP10 comprenant du vol en patrouille, des navigations en basse altitude et de la voltige. Ces vols permettent d’avoir une idée plus fine sur le potentiel des élèves. Ceux-ci émettent également des désidérata en matière de choix d’orientation. Puis une commission d’orientation prend en compte tous les éléments et statue sur l’orientation des élèves pilotes.
|
|
|||||||||||||||||||||