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Les deux sections françaises envoyées dans la vallée d'Uzbeen par le commandement régional capitale de Kaboul (RC-C Kaboul) contribuaient à une mission composée de trois phases. D'abord, la reconnaissance de la vallée d'Uzbeen au sud du 35e parallèle. Puis, des patrouilles dans la vallée de Tizin. Et dans une troisième phase, la poursuite des reconnaissances dans la vallée d'Uzbeen jusqu'au 36e parallèle. Les deux premières phases s'étaient déroulées le 8 août et le 15 août , sans incident particulier. Le 18 août , la dernière phase qui commence vers 9 heures à partir de la base opérationnelle avancée de Tora est organisée par deux sections du bataillon français (BATFRA), l'une appartenant au 8e RPIMa, l'autre au régiment de marche du Tchad (RMT). Elles sont accompagnées par deux sections de l'ANA (Armée nationale afghane), la première basée à Tora, et la seconde appartenant au HSSB (Headquarters Security Support Brigade) de Kaboul. Ces quatre sections sont accompagnées de forces spéciales américaines, dont un JTAC (élément d'éclairage et de guidage des avions d'appui). Vers 13 h 30 [locales, 11 heures à Paris], alors que la section du 8e RPIMa a dépassé Sper Kunday, certains de ses hommes descendent de leurs véhicules et progressent à pied vers un petit col. Il est 15 h 30 lorsque les "condés" (pour "combattants débarqués") sont pris à partie par une soixantaine d'insurgés, embusqués, qui dirigent contre eux des tirs d'armes automatiques et de roquettes antichars. Plusieurs hommes sont touchés, mais avec méthode : parmi les premiers qui tombent figurent le transmetteur radio, l'adjoint au chef de section, le tireur d'élite et l'interprète afghan. [A 15 h 52] Vingt-deux minutes après le déclenchement de cette "boule de feu" qui anéantit une première partie du groupe français, le chef de section envoie un premier message radio au RC-C. Les contacts radio ne seront ensuite plus jamais rompus. Trois minutes plus tard, à 15 h 55 , la base opérationnelle avancée Tora, à Surobi, fait partir une section de réaction rapide en renfort. Elle arrive sur la zone avant 17 heures . Entre-temps, les insurgés qui avaient décimé le premier groupe et encerclé les survivants continuent d'agir dans les règles du combat tactique : ils encerclent également la seconde partie du groupe du 8e RPIMa, puis la section du RMT qui suivait. À 16 h 30 , la base opérationnelle Tora, à Surobi, dépêche une seconde section de renfort. Elle emporte des mortiers de 81 mm (ils ouvriront le feu à 18 h 25 ), et comporte un groupe médical, ainsi qu'un JTAC américain (élément d'éclairage et de guidage des avions d'appui). La progression de ces renforts est toutefois ralentie par la crainte que les "talibans" n'aient piégé la route, justement pour frapper les renforts. À 16 h 18 , soit 23 minutes après le premier message radio reçu d'Uzbeen, le "TIC" (Troop In Contact) est ouvert, terme militaire signifiant que des tirs visent des forces amies. À 16 h 50 , plusieurs aéronefs de combat envoyés par l'Otan arrivent sur zone, dont des drones Prédator, deux hélicoptères OH-58 (qui ont effectué des tirs d'appui contre les crêtes voisines), un AC-130 Gunship, deux avions "tueurs de chars" A-10 Thunderbolt et deux chasseurs-bombardiers F-15 . Ces derniers n'interviendront pas : ils emportent des bombes qui ne peuvent pas être tirées tant les combattants sont imbriqués. Les Prédator vont surveiller l'arrivée de renforts de talibans venant de Tabag, le AC-130 a tiré un obus de 40 mm et 4 de 105 mm. Les deux A-10 n'y sont pas allés de main morte : ils ont tiré 1.340 coups de 30 mm ! Pour autant, et jusqu'à plus ample informé, rien n'indique que des "tirs amis" aient visé les Français, qui, selon nos informations, portaient des équipements spécifiques permettant de les distinguer. L'Otan a démenti ces "tirs amis" cette après-midi. Patron de l'armée de terre, le général Elrick Irastorza a estimé à Paris que les témoignages de combattants devaient être relativisés : "La charge émotionnelle conduit un petit peu chacun à avoir sa vérité, ce qui est largement compréhensible." À 17 h 50 , deux hélicoptères américains d'évacuation médicale (MEDEVAC) arrivent sur la zone et rebroussent chemin : trop de tirs les empêchent d'atterrir. [A 17 h 58] Huit minutes plus tard, deux hélicoptères français EC-725 Caracal de transport et d'appui-feu appartenant aux forces spéciales françaises, et qui sont les seuls appareils français de ce type présents sur le sol afghan, décollent de Kaboul. Ils déposent dans la zone de combat à 18 h 15, sans atterrir, un médecin et dix commandos qui préparent une ZPH (zone de poser d'hélicoptères). [Note de la rédaction : voir des photos des Caracal en Afghanistan ici] À 18 h 15, après avoir stoppé d'autres missions en cours, le BATFRA de Kaboul fait convoyer sur zone par les Caracal une section d'infanterie. Trois autres partent par la route. [18 h 25 : Les mortiers de 81 mm arrivés en renfort ouvrent le feu.] 18 h 40 : les Caracal renforcent l'équipe médicale, et commencent à déposer des munitions. Ils en apporteront plus de deux tonnes au cours de la bataille. [Vers 20 heures, les hélicoptères Caracal réussissent à évacuer plusieurs blessés] Vers 21 heures , les insurgés rompent le contact. Des unités françaises se lancent à leur poursuite, et recherchent les blessés et les morts répartis sur le terrain, alors que la nuit tombe et que le terrain est très accidenté. Les corps ne seront tous retrouvés que le lendemain, 19 août , au lever du jour. À 4 h 20 , un véhicule de l'avant blindé du RMT qui se rend en renfort sur la zone de combat se renverse. Un soldat est tué, trois autres blessés. À 9 heures , les "talibans" recommencent à tirer. Les mortiers ripostent. 42 coups seront tirés. Le désengagement se poursuivra ensuite toute la journée sous la protection d'un Predator . À 18 heures, le 19 août, toutes les unités françaises étaient en sécurité sur leurs bases. Les missions de reconnaissance dans la vallée de l'Uzbeen devaient reprendre ce jeudi.
Que faisaient les soldats français dans la vallée d’Uzbin ? Ils étaient en mission de reconnaissance, aux côtés de soldats de l’Armée nationale afghane (Ana) et de forces spéciales américaines. Selon l'état-major de l'Otan, à Kaboul, la mission de ce convoi consistait à sécuriser une route jusque-là considérée comme dangereuse et peu fréquentée entre les districts de Saroubi et de Tag Ab. Les soldats français sont présents dans cette zone, dite «région centrale de Kaboul», depuis leur arrivée en Afghanistan fin 2002. Une région à ne pas confondre avec celle de la Kapissa, où 700 militaires viennent d’être déployés à la suite des engagements de Nicolas Sarkozy lors du sommet de l’Otan de Bucarest. Les habitudes et les modalités de l'infanterie légère ont été respectées. A l'approche du col, les paras ont débarqué des véhicules de l’avant blindés (VAB) qui leur assuraient un minimum de protection. C'est à pied qu'ils sont allés reconnaître les lieux et qu'ils ont été pris sous le feu de l'ennemi. Les soldats français étaient-ils prêts ? Plusieurs voix, dont le père de Julien Le Pahun, qui aurait dû avoir 20 ans mercredi, se sont élevées pour dénoncer la jeunesse des troupes. La majorité des soldats tués avaient entre 19 et 21 ans. Ils avaient au minimum quatorze mois de formation avant leur départ en Afghanistan en juillet dernier. Ils étaient encadrés par le sergent-chef Sébastien Devez, onze ans au régiment, le caporal-chef Buil, 31 ans dont dix au 8e RPIMa de Castres, et le caporal-chef Nicolas Grégoire, 26 ans dont sept au RPIMa. Tous trois ont été tués, le chef de section, l’adjudant Evrard, a été visé et blessé à l’épaule dès les premières minutes de combats, ce qui a contribué à désorganiser le groupe. Les troupes françaises en Afghanistan sont préparées. Le colonel Jacques Aragonès, patron du 8e RPIMa, a expliqué que ses hommes «étaient prêts et plus que prêts. La section la plus jeune ici a au mois un an de service.» Il a également ajouté: «On savait très bien en venant ici que c’était une mission de guerre. J’étais intimement persuadé que tous ne reviendraient pas vivants.» Le 8e RPIMa, dit le «8», a été envoyé récemment en Macédoine, au Kosovo et en Côte d’Ivoire. Le «8» est le régiment le plus sollicité pour les missions déclenchées sur court préavis. 500 hommes et femmes sont arrivés en juin et juillet. Etaient-ils en situation d’infériorité ? Tactiquement, les talibans ont clairement eu l’initiative. Ils ont attaqué exactement où ils le souhaitaient (des lacets escarpés à l’approche d’un col) depuis une position surélevée. Ils étaient bien informés. «Il faut près de trois heures pour arriver au col, suffisamment de temps pour que les talibans soient prévenus par des complices de notre arrivée», a confié au Monde un survivant français. Comme l’a reconnu le ministère de la Défense, les talibans étaient parfaitement organisés. Affaiblis par les attaques de la coalition internationale entre octobre 2001 et 2006, les talibans sont revenus dans le jeu et tiennent régulièrement en échec les forces de l’Alliance. Lundi, pour l’embuscade, les insurgés étaient très bien approvisionnés en munitions. «Lorsque nous sommes arrivés à cinquante mètres de la ligne de crête, raconte un soldat, les tirs ont commencé. Ils n'ont pas cessé pendant six heures. Parmi les attaquants, il y avait des tireurs d'élite, ils étaient plus nombreux que nous et nous attendaient. On les entendait recharger leurs armes.» Bien que la mission soit considérée comme dangereuse, il n’y avait pas de force d’action rapide prévue, ces unités de l’armée française spécialisées dans la contre-guérilla. Leur équipement était-il adéquat ? La colonne française a été harcelée dans un col. Elle n'avait pas la capacité de voir au-delà de la colline, au-delà de la première ligne de crête. Des moyens aériens, drones ou hélicoptères, auraient pu précéder la colonne et reconnaître les lieux. Mais la France n'a pas de drones en Afghanistan. Elle ne possède que deux hélicoptères Caracal, qui ont été utilisés pour l'évacuation sanitaire un peu plus tard. L’armée canadienne s’est penchée sur ce même problème récemment. Début août, le prolongement de la mission en Afghanistan jusqu'à 2011 a été adopté au Parlement canadien, à condition que le pays se procure des hélicoptères et des drones. Ottawa s’est tourné vers la sous-traitance, la location et l'achat d'équipements usagés afin de remplir ses obligations, en attendant la livraison d’hélicoptères flambant neufs en 2013 [Note de la rédaction : il s'agit d'hélicoptères CH47 Chinook, voir plus d'informations ici]. Un problème de renseignement Il semble que le principal point noir dans ce drame soit une mauvaise évaluation de l’ennemi et de sa puissance de feu. Une approche de nuit, ou par hélicoptère, aurait pu être préconisée avec de meilleurs renseignements, fondés notamment sur des repérages aériens.
Après les Alouette et les Ecureuil, il serait plus que souhaitable que nous ne gardions pas l'identifiant "commercial" d'Eurocopter pour ce nouvel appareil. En effet, nos amis constructeurs ne veulent plus donner de noms aux nouveaux hélicos de leur gamme (mondialisation oblige). Les EC145 ont déjà fait les frais de cette nouvelle politique. Je vous demande donc de proposer des noms possibles pour l'EC135. En évitant bien entendu les propositions farfelues. Certains vont surement répondre que ce concours ne sert à rien, que ça resterai sur le site et que c'est donc sans intérêt. Qu'il n'y aurait rien d'officiel. Sans vouloir (et sans pouvoir) être précis, je vous informe que cette demande n'est pas tout à fait anodine. Si vous êtes suffisamment patient, vous pourriez vous rendre compte dans quelques mois qu'un surnom pour cet hélicoptère est apparu dans la bouche des équipages à l'occasion d'un article de journal ou d'un reportage TV... Si "nous" postons ce message, c'est que "nous" n'avons pas beaucoup d'idée de surnom. Et "on" pense que ça serait un joli cadeau pour un passionné de savoir que c'est lui qui a choisi le nom de cet hélico. Le choix définitif du surnom sera bien évidemment soumis à un vote de la part des "personnes concernées" par les EC135 français.
En résumé, votre question relève de la création d'une hélisurface. Il s'agit d'une aire non nécessairement aménagée utilisée à titre occasionnel (moins de 20 mouvements par jour et moins de 200 mouvements par an). Les hélisurfaces sont interdites à l'intérieur des agglomérations et aux abords des aérodromes. En cas d'utilisation d'une hélisurface à moins de 150 mètres d'une habitation, les personnes ayant la jouissance des lieux concernés peuvent demander au préfet de faire cesser les nuisances phoniques répétitives. L'utilisation d'une hélisurface par un pilote peut être interdite par le préfet s'il en résulte des nuisances phoniques ayant porté une atteinte grave à la tranquillité du voisinage ou s'il en a été fait un usage incompatible avec le caractère occasionnel de l'hélisurface.
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